Thursday, February 3, 2011

Briefly, clearly and straight to the point.



(Pour ce qui est de l’avenir ‘’Made in USA’’ mon pauvre Aboul’Zouz, nous en avons déjà des exemples ; avant-hier c’était l’Afghanistan, hier l’Iraq, aujourd’hui c’est le tour du Pakistan et probablement celui de l’Egypte pour demain).
_ L'infâme désunion ; (le Cro-Magnon) ; Lettres du Liban, le 20 Septembre, 2007.


Le vent du réajustement souffle désormais sur une nation Islamique aussi fâcheusement arriérée qu’impréparée.

On remarquera dans cette courte phrase la désignation de ‘’Nation Islamique’’ dorénavant employée par ce blog en substitution au terme répandu de ‘’Nation Arabe’’ qui exprime une conception utopique promue vers les débuts du siècle dernier par une poignée de contemplateurs parmi lesquels figure le personnage controverse de T.E. Lawrence ; à signaler également l’emploi de l’expression de ‘’Vent du réajustement’’ utilisée ici au lieu des appellations d’usage telles que les Vents du changement, de la révolte, de la révolution, de la liberté, ainsi que d’autres alizés plus ou moins rédempteurs prisés par les idéologues d’antan.

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Dans certains cas et pour diverses raisons, le parti vendeur n’offre point de commission mais fixe le montant de la somme qu’il désire recevoir en contrepartie de la vente de son bien, laissant au courtier la liberté de vendre au prix qu’il peut et d’en garder la différence pour lui-même.

…En récompense pour la collaboration totale et inconditionnelle…/…il leur sera donné de gouverner le Liban dans les premiers temps comme bon leur semble avec appui et couverture Internationale. Je dis bien dans les premiers temps car après…
_ Marché de dupes ; Lettres du Liban, le 14 Avril, 2007.


Dès que le sobriquet de ‘’ révolution du jasmin’’ fut décerné par la media Occidentale au soulèvement Tunisien, il apparut clairement que Ben Ali-Baba venait d’être lâché par ses protecteurs, et que le peuple soûl de haine et d’oppression n’en fera qu’une bouchée.

Se retrouvant persona non grata dans un Occident qui alla jusqu'à lui geler ses avoirs durement acquis, le tyranneau n’avait plus de choix que de rejoindre sa lady Macbeth en Arabie Saoudite, avec pour toute consolation une tonne et demi d’or en barres que Lella Leila, (en fille du peuple avisée qui ne croit pas à la monnaie scripturale), n’avait pas manqué d’emporter avec elle lors de sa fuite au pays de l’or noir.

Mais ici finit le conte de fée révolutionnaire et commence la dégrisante réalité ; et le peuple, sans doute sincère mais point éveillé, aurait fait le ménage à la place du véritable oppresseur, pour véhiculer au pouvoir dans un second temps un Sidi (ou une junte) encore plus fourbe, désigné d’ores et déjà par les maîtres du monde en remplacement au produit périmé.

Le cas de l’Egypte est autrement plus épineux.

Etant de loin la nation la plus grande, la plus forte et la plus influente sur la conscience (et l’inconscient) du monde Islamique et de surplus limitrophe de l’état d’Israël, ce dernier conserve dans son subconscient les amers stigmates de Yom Kippour 1973, du temps d’avant la paix de Camp David qui représente pour l’état Hébreu (beaucoup plus que l'abolition du nucléaire Iranien) une nécessaire condition de survie.

Ayant depuis belle lurette atteint aux yeux de l’Occident à sa date d'expiration, Husni-Râ qui chancelle aujourd’hui sous les coups de boutoir des masses manipulées de la ‘’révolution du lotus’’ persiste à s’accrocher avec l’énergie du désespoir, soutenu en cela par un Israël qui ne le lâchera point avant qu’une succession aussi rassurante pour elle que la momie sortante (dans un jour, dans un an; rien ne presse) ne lui sera assurée; attitude qui met l’état Hébreu en position de sourde divergence avec le Kunta Kinte de la maison blanche au discours mielleux.

Ce délicat conflit entre les associés risque de se traduire par un long et douloureux calvaire pour le pays du Nil déjà exsangue et déchiré par les discordances intestines, et plus perforé qu’un emmenthal Suisse par un long passé de misère, de corruption et de dégradation.

Toutefois, c'est l’enthousiasme, la sincérité et la candeur des foules qui me navre le plus, me rappelant les premiers temps de notre ex-‘’révolution du cèdre’’; du temps où l’on prenait Barbe-Bleue pour le Père-Noël.

Mais les Libanais qui ont acquis à force d'épreuves et d'expérience, une bonne longueur d’avance sur leurs frères Islamiques, savent dorénavant où résident leurs intérêts vitaux et l’expriment aujourd’hui haut et clair au nez et à la barbe de tout importun.

Ainsi donc et pas plus tard que le 23 de ce mois, ils sont descendus en masse mettre le pays à feu et à sang, invoquant les esprits d’Abou-Baker, Omar, Uthman et Ali (quoique avec des réticences certaines pour ce dernier), pour leur venir en aide dans leur Djihad en soutien inconditionnel à l’imposture, la corruption, l’intolérance et la décadence.

Nous sommes comme ca !

On SAIT que l'on est baisés, mais on l’est parce qu’on le VEUT, car nous, on AIME à être baisés !

حدا ألو معنا شي ؟



Ibrahim Tyan.