Thursday, April 3, 2014

Fuck the EU !

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-...Fuck the EU ! 

C'est avec cette grossièreté d'une brièveté télégraphique que la carabosse Yankee, résuma à Geoffrey Pyatt, Ambassadeur des Etats Unis en Ukraine, l'essentiel du seul code de conduite admis par l'oncle Sam vis à vis du reste des nations du monde, alliés et adversaires confondus.

Rien d'étonnant dans tout cela, l'aberration ayant toujours fait partie intégrante de la nature humaine.

Des centurions de Septimius Severus aux chefs de guerre de Gengis Khan, et des maréchaux de l'Empire Napoléonien jusqu'aux haut dignitaires du Troisième Reich, nous retrouvons invariablement cette même morgue, et cet écrasant mépris du tout-puissant envers un plus faible, de l'opulent pour le démuni, de l'éminent à l'égard d'un médiocre, et de l'ascendant vis à vis du déclinant.

C'est le vin capiteux de l'omnipotence; un cru encore plus enivrant que celui de l'or ou du sexe, et qui réponds à l'ultime illusion de l'homme, celle d'accéder au rang de Dieu sur terre; mais dans une version revue et corrigée où tout attribut obsolète, telles la providence, la charité ou la Miséricorde, en sont rigoureusement expurgées.

Autour de ce sujet, je suis tombé l'autre jour sur une ancienne citation de mon très cher et très regretté Luis Buñuel, et que je reproduis ici, telle que je l'ai retrouvée en Anglais sur le Net: ''...Today's culture is unfortunately inseparable from economic and military power. A ruling nation can impose its culture and give a worldwide fame to a second-rate writer like Ernest Hemingway. - John Steinbeck is important due to American guns. - Had John Dos Passos and William Faulkner been born in Paraguay or in Turkey, who'd read them?'' 
 - Luis Buñuel, IMDB.

 Quoique datant de plus d'un demi-siècle, les propos de l'illustre Aragonais, tout comme l'essence-même de son héritage cinématographique, demeurent intacts.

Dors en paix; Maestro.

Plus désunie que jamais, l'Europe d'aujourd'hui est dans l'impuissance de se soustraire à l'emprise des Etats-Unis, qui la contraignent à s'engager de plus en plus profondément dans les méandres des steppes Ukrainiennes; là où elle n'a rien à gagner et beaucoup à perdre.

 Mais n'est ce point là, la fatalité de toute alliance nouée avec plus fort que soi ?

A fortiori, avec cette Amérique titanesque régie par un système férocement monopolisateur, adonc systématiquement hostile à toute autre puissance montante, et dont l'économie géographique nécessite l'entretien constant de foyers allumés aux quatre coins du globe pour assurer sa propre continuité.

Paradoxalement, et à une échelle infiniment moindre, on ne peut que constater la similitude entre cette stratégie inhumaine, et celle du régime Baassiste Syrien dont la politique de base a toujours été fondée sur le chantage, l'arnaque, et la dissémination de la discorde parmi les nations avoisinantes.

En espérant que tout cela serait bientôt de l'histoire ancienne lorsque cette Syrie-là aurait définitivement cessé d'exister, nous assistons entretemps à l'obstination sauvage d'un régime qui se cramponne à un prix effroyable aux rennes d'un pouvoir tronqué, et dont les meilleurs auspices n'excédent plus ceux d'une momie nichée dans le mur d'enceinte du Kremlin.

En revanche, c'est l'avenir de la nation Syrienne dont le peuple s'est définitivement affranchi de ses anciens tabous et goûté au sang des tyrans, qui demeure aujourd'hui une issue ouverte à toutes les conjectures.

{Sentence sur Damas}: ''Damas ne sera plus une ville, ce ne sera plus qu'un monceau de ruines. 
Les villes d'Aroër sont abandonnées, elles sont livrées aux troupeaux; les bêtes s'y couchent, et il n'y a personne pour les troubler" 
  -Le livre d'Isaïe - Ancien Testament.

Une recrudescence notable du spiritualisme, voire du spiritisme, a toujours coïncidé avec les périodes de grande détresse de l'humanité; d'où l'exhumation pour l'exemple du texte poussiéreux susmentionné; chose qui ne devrait pas déplaire aux adeptes de l'antique et mystique théorie Hindouiste de la causalité, qui affirment dur comme le fer que la Syrie ne fait que subir aujourd'hui les conséquences inévitables d'un Karma exceptionnellement lourd !

Mais baste, et trêve de batifolages. En vérité je vous le dis, c'est à cause du soleil.

Absurdité pour absurdité, je préfère encore celle de Camus.

 Assis sur mon banc de pierre face au bleu infini d'Aïn-el-Mraïsseh, je me laissais languissamment inonder par la splendeur irradiante du soleil d'Avril, et mon être frémissait d'allégresse à ses profondes caresses bienfaitrices qui traversaient avec une infinie tendresse mes vêtements et ma peau, pour venir réchauffer mes vieux os, fatigués pour avoir trop croupi dans ce patelin de merde dont le sol béni recèle mes racines ancestrales.

Que dire de plus; sinon que de déplorer le destin de ce petit paradis situé au beau milieu d'un océan d'imbécilité fanatique, et cerné dès sa naissance par deux nations malveillantes dont une qu'il ne reconnait pas, et l'autre qui ne l'a jamais reconnu.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, le sort s'amusa à le peupler de pitoyables ânes bâtés qui remirent pour l'éternité leurs rennes, entre les mains des plus vils crachats de l'humanité.

S'étendre davantage sur ce navrant sujet ne serait que rabâchage et verbiage inutile.

Ce serait plutôt là bas, vers les rives mornes et glaciales de la mer noire, que se déroule actuellement un acte crucial d'une gigantesque confrontation inévitable.

 Mais la Russie n'est pas la Lybie et l'oncle Volodia n'est pas le père Saddam.

Nationaliste féroce doublé d'un tacticien consommé formé à l'école de la guerre secrète où tous les coups sont permis; mégalo typique et grand nostalgique de l'ancien URSS, Vladimir Poutine, le nouveau Führer de la Sainte Russie est fin prêt à relever n'IMPORTE quel défi lorsqu'il s'agit de préserver ce qu'il considère être son lebensraum; dut-il pour cela recourir à la menace du petit bouton rouge de l'Armageddon, seul atout majeur dont il dispose, et qui le met sur pied d'égalité avec une Amérique qui autrement lui demeure économiquement, technologiquement et militairement supérieure.

 Et il le fera.

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Ibrahim Tyan.

Saturday, February 8, 2014

           Variations sur le thème de داعِشْ
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L'obligation de réduire la taille de ce clip à moins que 100 MB (le maximum admis par Blogger) nuit sérieusement à la qualité de la vidéo originale de 300 MB.

Ibrahim Tyan.

Friday, December 27, 2013

Les ruelles ensoleillées.

La Bonne Année à Toutes et à Tous.

Ibrahim.

Sunday, November 3, 2013

Sunday, August 25, 2013

Dog days rhapsody.

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In addition to its obvious content, this little clip is a tribute to the genius of Sarkis Paradjanian aka Sergei Paradjanov (1924-1990), one of the giants of the seventh art.

Ibrahim Tyan.

Thursday, August 8, 2013

VOYAGE.


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Georges Moustaki n'a jamais fait partie de ces poètes de la chanson que je vénère, tout le monde ne pouvant être Brel, Brassens, Ferré, Trenet, ou même Gainsbourg à ses moments de lucidité.

Cependant, il est une chanson particulière du ''Métèque'' qui a le don de me chatouiller agréablement  l'inconscient chaque fois que je l'entends.

Serait-ce à cause de la candide passion des paroles ou de l'harmonie mystique et chatoyante de la cithare ?

Il demeure qu'il s'en dégage un certain souffle indéfinissable auquel je suis particulièrement sensible, et que je n'essaierais jamais d'élucider pour mieux comprendre.

Et c'est très bien ainsi.
  
On ne dissèque pas au couteau et à la fourchette une bonne huitre encore toute vivante; on la gobe telle quelle, suivie d'une généreuse rasade d'un bon blanc bien sec, histoire de l'aider à passer.

****
Les séquences animées de ce modeste clip ont étés tirées de certains films dont notamment:

- Mutiny on the Bounty, (1962), de Lewis Milestone.
- Anti Christ, (2009), de Lars Von Trier.

Ibrahim Tyan.          

Tuesday, July 30, 2013

Seul contre tous !

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                       ALLAH LE VEUT !