On raconte que vers les débuts des années 60’ du siècle dernier, la première chose qu’exigea Charles De Gaulle lors de son arrivée pour l’inauguration du bal annuel des artistes, fut d’être présenté à Brigitte Bardot !
L’on vit alors la belle toute pâmée se faire gratifier par l’illustre personnage du plus cérémonieux des baisemains, et d’un hommage aussi magnifique que solennel tenu à peu près en ces termes : ‘’Madame, vous pouvez me considérer parmi vos fervents admirateurs.
A un Michel Debré qui pince-sans-rire aurait par la suite demandé au général combien de films de B.B. ce dernier a-t-il bien pu voir, le grand imperturbable aurait répliqué : AUCUN ! Mais quiconque capable de faire rentrer annuellement au trésor Français plus de devises que les usines Renault, à certainement droit à mon admiration’’.
Tout comme le célèbre Veni Vidi Vinci prêté à Jules César, ou l’état, c’est moi attribué à Louis XIV, l’historicité de cette anecdote sur le Grand Charles est finalement de peu d’importance, compte tenu de l’exactitude avec laquelle la quintessence même du personnage y est reproduite, avec toute la versatilité et la finauderie d’une nature aussi pragmatique que complexe, bien que dissimulée sous un voile mystificateur de rigueur monolithique.
Aujourd’hui, après l’éclatement de l’empire Soviétique et l’entrée active sur la scène Européenne de ses anciens satellites, mais aussi avec la réunification - au grand dam de ses ‘’alliés’’ Occidentaux - d’une Allemagne qui n’a plus besoin d’eux pour justifier sa légalité face à sa contrefaçon Est-allemande, plus grand-chose ne subsiste des Hypothèses et des rêves Gaulliens ; et la France qui n’a point la force requise pour organiser à elle seule un nouvel équilibre Européen, n’a guère d’autre choix que celui d’un partenariat difficile avec les Etats-Unis, ne fut-ce que pour la sauvegarde de sa politique de coopération Franco-allemande.
Paradoxalement, c’est aux dernières réminiscences toujours adhérentes à l’inconscient universel d’une cinquième république auréolée du rayonnement Gaullien, que la France doit aujourd’hui de pouvoir encore donner le change – fut-il d’ordre purement lyrique - d’une puissance agissante au sein d’un monde régi par un ‘’nouvel ordre’’ dont le leadership quasi absolu a été fermement et arbitrairement accaparé par les Etats-Unis.
Montréal 1967 ; du haut du balcon de l’hôtel-de-ville, l’imposant vieillard venu du vieux continent avec la ferme intention d’empoigner le processus historique à bras-le corps, frappa devant les masses des Québécois en délire, un des coups les plus retentissants de son extraordinaire carrière en proclamant du plus fort de ses cordes vocales éraillées par l’âge et usées par des décennies d'usage intensif de Caporal ordinaire: Vive le Québec libre !
Etait-ce là une action préméditée avec des motivations historiques définies comme l’affirment certains, ou tout simplement ‘’un acte de folie gratuite’’ comme l’écrivit plus tard un Georges Pompidou ?
Qui sait !
Beyrouth 2006 ; debout derrière l’écran pare-balles au milieu de la Place des Martyrs, l’Emir de la Montagne déploya sa longiligne carcasse Nosferatienne avant de s’engager tête baissée dans un drôle de sentier dont les issues problématiques s’avérèrent par la suite tout aussi inconnues de lui que du reste des hordes troglodytes déversées par charretées entières sur la place en ce jour-là, dans le seul but de la remplir, et d’acclamer le Bey sans entendre ni comprendre.
Cloué devant mon écran TV, j’observais avec un mélange d’hilarité mêlée de stupeur, le crescendo du délire qui montait frénétiquement jusqu’au dépassement des lignes du non-retour.
يا بيروت بدنا ألتار من لحّود ومن بشّار
''Vengeance, vengeance ô Beyrouth. De Lahoud (le PR. Libanais) et de Bachar (le PR. Syrien)''.
A en croire que l’Histoire avait jeté son dévolu sur notre place des Martyrs en ce 14 Brumaire 2006 pour se répéter comme une farce selon la célèbre citation du prophète du matérialisme dont la pensée fut emmurée dans les souterrains du Kremlin juste en-dessous du mausolée de la ‘’momie rouge’’ de Vladimir Ilitch !
Il demeure qu’il existe de par le monde, avec des fluctuations variant d’un régime à l’autre, une force omniprésente et omnipotente dont Dieu lui-même n’en fait qu’une partie.
Beaucoup plus formidable que la grossière parodie de Sparte qu’est le parti khomeyniste du Hizballah, plus hermétique que la Franc-maçonnerie Ecossaise et plus soudée que la Cosa Nostra Sicilienne, elle se présente au Liban sous les traits d’une ligue de gros Banquiers, Importateurs et Entrepreneurs autour desquels gravitent traditionnellement une pléiade des politiciens courtisans et de hauts dignitaires religieux, et qui garantit une impunité totale à n’importe quel scélérat qui accepte son autorité et sert à ses desseins.
Mais pour en revenir à notre rabâchage ; pourquoi ne pas saisir l’occasion de la formation du nouveau cabinet pour aller au-devant du processus historique en organisant au palais royal (en l’occurrence le palais ministériel) un bal des artistes Libanais sous l’égide bienveillante de son altesse le prince héritier, puisque c’est d’une véritable dynastie royale que le Liban est désormais affublé ; ce qui représente finalement une bonne chose puisqu’il cessera ainsi de faire figure de brebis noire au milieu de ses frères et sœurs régionaux. (et n’allez surtout pas me contredire en me racontant que l’Egypte, la Syrie, la Lybie ou la Tunisie ne sont pas des royautés ; cela me vexerait.)
L’on verrait alors son altesse dans un geste de bonté royale, présenter ses hommages à Madame Haïfa Wehbé, et ouvrir avec elle le bal par un charmant menuet sur l’air de Bouss-El-Wawa, entamé par l’orchestre du palais sur un tempo d’allegro ma non troppo.
Je ne sais plus si c’est le réchauffement planétaire, ou bien des ans l’irréparable outrage**, ou une combinaison des deux éléments réunis qui finit par avoir raison de ma grande carcasse fatiguée, et de me rendre invivable ce qui me fut un jour source de félicité et de bonheur renouvelé.
Ou serait-ce le sacrilège insensé perpétré par les carrières de la voracité qui grignotèrent les cimes éternelles du Mont-Liban et de L’Anti-Liban, ouvrant dans le formidable rempart naturel, d’immenses brèches par lesquelles s’engouffre désormais l’haleine sulfureuse de la géhenne Arabique ; là où le marteau d’Ibliss bat l’enclume de Satan, par une température moyenne de 50° Celsius !
A moins que cela ne soit la déforestation intensive qui réduisit à 8%, les espaces verts qui recouvraient il y a encore a peine un demi-siècle, quelque 38% du territoire national.
Il demeure que je fuis désormais comme la peste, l’étuve inusitée de l’été Beyrouthin ; le même dont j’attendais jadis les prémices radieuses, plus qu’un veilleur ne guette l’aurore***
L’amertume d’un passé désastreux, l’humiliation d’un présent dégradant et la rage impuissante devant un avenir nébuleux, constituent un cumul fait pour dénaturer les caractères les mieux trempés. N’échappent à cette fatalité que les sans-consciences et les inconscients.
Il fut pourtant une époque où j’avais rêvé d’un état digne de la terre qu’il reçut en héritage. D’un régime capable de faire ériger face à la mer d’Aïn-el-Mraïsseh, une Synagogue, une cathédrale, une mosquée, et un panthéon dédié à la libre-pensée.
Quatre merveilles architecturales à la gloire de la sagesse, de la tolérance et de l’esprit, qui brilleraient telles diamants au soleil, face au lapis-lazuli Méditerranéen.
Et comme aux temps d’Athènes, de Syracuse ou d’Alexandrie, la Mère ancestrale viendrait sanctifier de ses ondes lustrales le marbre immaculé des nouveaux parvis de Beyrouth l’unique, au su et au vu d’un monde admiratif et envieux.
Foutaises que tout cela ! Mégalomanie primaire, et niaiseries de jeunesse…
Homo homini lupus. Il n’est que cela de vrai !
Aussi vrai que l’usage qu’en firent les petit-bourgeois d’Achrafieh de leur libre-arbitre électoral fraîchement (et point par leurs bons soins) recouvré, reconfirmant sans le savoir, le bien-fondé du discours Platonicien sur l’Homme, pire ennemi de lui-même.
Mais c’est le phénomène navrant de l’exploitation sans vergogne des morts, et de leur exhumation intensive et routinière, notamment par les nécromanciens de la ‘’culture de la vie’, dans le but de se les asservir comme candidats parallèles et Zombis, qui me ramène incessamment vers l’univers macabre de George Romero.
S’étant rendus compte de la bêtise monumentale qu’était la remise en vigueur d’une loi électorale archaïque et inappropriée dont ils furent ironiquement les premiers à en faire les frais, le nouveau discours de leur obscurantissime ânerie se rabat aujourd’hui sur une nouvelle alternative qu’ils savent (!?!) hors de leur portée, et qui consiste tout bêtement en un système électoral basé sur le principe de la majorité relative.
Sur cela je n’ai rien à redire, puisque je sais que de toute façon, ce n’est là que verbiage inutile et poudre aux yeux.
Mais a entendre les pitoyables nullités qui n’ont pas étés foutus passer une misérable loi autorisant le mariage civil (facultatif), pontifier aujourd’hui sur les mérites d’une formule dont les vicissitudes faillirent en 2002, porter le fascisme au pouvoir dans une des démocraties les plus prestigieuses de l’histoire, je sens un irrésistible ricanement sardonique m’envahir.
Avec tout de même le regret sincère de n’entrevoir aucune possibilité (mais alors aucune) pour se délecter, ne fut-il dans un avenir lointain, du spectacle inénarrable d’Abou Roukoz et d’Umm Hussein aux prises avec un système électoral à majorité relative associé aux circonscriptions électorales à siège unique et au scrutin majoritaire uninominal.
A moins que l’intarissable génie Libanais ne vienne une fois de plus me frustrer de ma part de rêve, en y extirpant une version consensuelle…
Mais la navrante déchéance intellectuelle et morale de mes compatriotes, leurs haïssables certitudes politiques et religieuses ainsi que l’ensemble de leurs égarements aussi graves soient-ils, demeurent des peccadilles vénielles devant le sacrilège impardonnable d’avoir ébréché de leurs propres mains la splendeur unique de leur terroir, dilapidé a tout vent les grâces innombrables dont la nature a comblé leur domaine, et altéré organiquement et irréversiblement leur patrimoine physique et collectif ; leur espace vital et lebensraum.
* * * *
Au mépris d’Octobre, l’astre infernal demeure immuable au zénith du firmament comme au jour de Gabaôn, lorsque l’Eternel livra les Amorites entre les mains de Josué.
A défaut de l’ancien champ de carnage (et dans l’attente d’un nouveau), ses traits cruels balaient aujourd’hui les montagnes chauves et les collines déboisées ; les sources taries et les rivières usées du pays de lait et de miel.
Et la mer polluée, dégarnie de sa faune et flore, revient inlassablement vers les longues plages jadis dorées, raclées jusqu'à la roche et converties en dépotoirs à ordures.
Heureusement que l’éternité n’est pas de ce monde, et qu’après Octobre viendra Novembre suivi de près par Décembre puis Janvier, et que rien ni personne ici-bas ne pourra altérer ou modifier cet ordre des choses ; et c’est bien ainsi.
Vivement l’hiver, la nuit, et l’oubli.
Cliquez sur la barre de son et délectez-vous du cafard urbain et stylisé de Leonard Cohen.
Ibrahim Tyan.
* Jean Becker, (1983). ** Racine, (Athalie, acte II, Scène V). *** David, (De Profundis, psaume 130 [129]).
Vers la fin des années 80 du siècle dernier, je me retrouvais à bord d’un appareil de la Cyprus Airways en partance de Koweït city a destination de la ville insulaire de Larnaka où m’attendait le paquebot qui me rallierait a la petite commune inhospitalière de Jounieh et de sa modeste crique pour esquifs a Sultan Ibrahim*, que les conjonctures fortuites de la guerre métamorphosèrent en un florissant port stratégique et commercial, sans pour cela altérer l’obtuse xénophobie de ses autochtones.
Avec les hasards mortels qui jalonnaient en ce temps-là le trajet menant vers l’unique aéroport civil du pays, je me trouvais a l’instar de quantité de mes compatriotes, condamné à perpétrer en un inlassable aller-retour, cette onéreuse et lamentable odyssée aéro-maritime, en vue de se préserver un minimum d’activité professionnelle, mais aussi pour garder un faux-semblant d’existence normale au sein d’un pays livré de fond en comble a l’absurdité de la guerre civile.
Dédaignant donc l’insipide collation d’usage que me proposait l’hôtesse de l’air Chypriote, je n’en conservais qu’un caoua noir que je sirotais pensivement, entouré des veloutes aromatiques d’un excellent tabac doré de Virginie (Le sacré temps, où un fumeur n’était pas encore relégué au ban des pestiférés), tout en détaillant d’un œil discrètement scrutateur mes compagnons de voyage.
une ribambelle turbulente de Libanais rentrant au bercail constituait l’essentiel des passagers dans l’appareil à moitié vide , le reste étant presque entièrement composé de placides Occidentaux plongés pour la plupart dans la lecture, une activité quasiment inconnue de l’Homo Arabicus représenté à bord par de rares bédouins clairsemés, dont une femme caparaçonnée de la tête aux pieds du voile intégral (Burqua), qui traversa l’allée vers les toilettes situées à l’arrière de l’appareil, trimbalant une grande sacoche en plastique jaune et laissant derrière elle un fort relent de musc.
Le grésillement soudain des haut-parleurs suivi du discours invariablement inintelligible du commandant de bord (pourquoi diable n’oblige-t-on pas ces gens-là à suivre des cours de diction?), marmonnant somnambuliquement d’ultimes directives avant l’amorçage de la descente vers Larnaka, me rappela que la fille du désert tant musquée que masquée n’était point revenue de son périple ablutoire.
Passablement intrigué, je me retournais pour scruter la région arrière de l’appareil, lorsque du fond de l’allée surgit une apparition qu’un quart de siècle pourtant riche en rebondissements n’a pu m’effacer de la mémoire.
Ce fut le grand sac jaune que je reconnus d’emblée, mais point la créature qui le tenait, et qui s’avançait du fond du couloir en se déhanchant lentement d’un pas langoureux de danseuse du ventre.
un corps splendide d’odalisque brune dont la gorge magnifique ne demandait qu’a prendre son essor du petit bustier rose réduit a sa plus simple expression, et qui laissait le ventre entièrement a découvert jusqu'à la lisière d’un jean bleu ultra serré dont la taille basse recouvrait a peine la région pubienne mais point les hanches insolemment somptueuses ; de mignons petits baskets roses complétaient l’accoutrement de cette incroyable Aphrodite des sables aux lèvres charnues violement carminées, et dont les immenses yeux noirs lourdement soulignés au Kohl, encadrés de grandes boucles d’oreille en cerceau a l’espagnole et surmontés d’une tignasse crépue d’un noir de jais coupée en casque dans la plus pure tradition Afro-Américaine des années 1970, balayaient l’assemblée d’un double faisceau froidement effronté.
A son passage, je reçus en plein dans l’œil l’éclat de son nombril serti d’une pierre qui scintillait de mille feux tel un diamant.
Click & Enjoy.
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Un ami Egyptien, gynécologue de sa profession et membre éminent de l’ABO+G (American Board of Obstetrics and Gynecology), me raconta que durant ses premières années de service a l’hôpital ''Kasr-el-Aïni'' au Caire, lui fut emmenée une Fellaha (paysanne) qui avait déjà donné naissance a sept enfants vigoureux et parfaitement sains mais qui ne parvenait plus a en concevoir un huitième ; ce qui lui attirait les foudres de son mari et les railleries méprisantes de ses beaux-parents qui lui reprochaient sa stérilité.
Ayant procédé a un premier check-up de routine sur la matrone que mon ami (qui a toujours été petit et chétif) me décrivit comme étant ‘’grande, large et forte comme un buffle’’, il réussit après mille subterfuge, a la convaincre de prendre une posture plus adéquate pour un examen gynécologique complet.
Mal lui en prit, puisque la dernière chose qu’il entendit lorsqu’il se pencha entre les jambes imposantes fut le hurlement strident de la créature qui se mit à barrir : يا لهوي يا لهوي يا لهوي ** avant que les deux colonnes massives de muscle et de chair ferme ne viennent se refermer avec une violence inouïe sur la tête du malheureux qui se mit à se débattre avec l’énergie du désespoir tel un moineau pris entre les tenailles d’un piège a loup.
Il ne dut son salut qu’a l’intervention énergique de deux robustes infirmiers qui parvinrent in extremis à l’extraire plus mort que vif de l’étreinte du formidable étau.
Depuis ce jour-là, mon excellent ami et digne descendant de la race des Pharaons sait exactement ce que ressentit son illustre ancêtre lorsque les murailles d’eau de la Mer rouge dûment scindée par Yahvé le tout-puissant, se refermèrent brusquement sur sa tronche et celles de ses suivants.
Click & Enjoy.
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Assis sur mon banc de pierre face à la Méditerranée, je méditais sur les temps oubliés où Le tracé d’un homme sur cette terre était régi par un seul et unique serment, prêté en connaissance de cause, pour le meilleur et pour le pire.
Mais l'ère d'Amenhotep IV dit Akhenaton fils d’Aton-Ra et seigneur des deux terres est a jamais rèvolue,remplacée par celle de SM. Abdallah bin AbdelAziz, protecteur de la croyance et serviteur des deux ''saints des saints''.
Dans la splendeur du soleil couchant, je ris tout seul à l’évocation de la raclure politique Libanaise et de leur capacité inouïe à expliquer, tromper, violer, renier, lâcher, abuser, accuser, mentir, décevoir, berner, déserter, dénaturer, déformer et se cocufier les uns les autres.
Et le vent du crépuscule emporta mes chimères jusqu'au doux ressac qui les berça avec une tendresse que je mépris pour de l’approbation
Ibrahim Tyan.
* Sultan Ibrahim : Nom donné par les Libanais à tout poisson de la famille des Rougets.
** يا لهوي : Expression populaire Egyptienne pour exprimer des sentiments tels la honte, l’outrage, la consternation, etc.
De la vicieuse offensive politico-médiatique tout azimuts lancée par Le Caire en Avril dernier contre le Hizballah, jusqu’a la croisade quasiment mondiale (?!?) contre le général Aoun, ainsi que des menaces a peine voilées proférées par Tel-Aviv et certains membres de l’Otan a l’égard du Liban en cas du succès des forces de l’opposition aux législatives, le tout couronné par la réunion des leaders de la ‘’majorité’’ dans la coquette demeure de Sitt Nayla (Mouawad) a Hazmieh sous l’égide du vice-président des Etats-Unis in person.
A cela viennent S’ajouter les quelque $ : 750.000.000 (plus d’un milliard selon d’autres sources), et le vaste contre-exode National notamment Sunnite, effectué a coups de ponts aériens et de charters en direction du pays natal, ainsi que de la complicité inavouée de la Syrie (qui en récolte déjà les primeurs Internationales), et tout cela pour la réinstauration sous la voûte parlementaire d’Ammar Houri de Farid Mkari et d’Ahmed Fatfat ainsi que de quelques nouveaux venus dont Madmouzèle Nayla (Tueini) et notre ‘’aigle des mots’’ et Bossuet domestique Oukab Sakr, dans un ridicule simulacre d’élections démocratiques comme le pays (qui en a pourtant vu d’autres) n’en a jamais connu !!!
Entretemps, le brasier déclaré dans les rues de Téhéran, tel un feu chimique, n’en finit pas de ressusciter, tandis que Nicolas Sarkozy, dans un coup de pied de l’âne aussi brusque qu’inexplicable, menace des pires représailles les porteuses du voile intégral de l’Islam.
* * * *
D’une manière ou d’une autre, les éléments hétéroclites composant le petit constat ci-haut évoqué semblent cependant (et en quelque sorte), découler indéfiniment d’un seul et unique générateur.
Et cela schlingue la maison Shalom à plein naze.
* * * *
EN TOUTE SIMPLICITÉ :
Il est quelque 500.000 refugiés Palestiniens sur le sol Libanais résultants notamment des exodes de 1948 et de 1971 et dont Israël, ni les pays Arabes, ni la communauté Internationale n’en veut à aucun prix.
Du même coup, il est toute une camarilla Libanaise qui est d’accord pour les naturaliser (en douce) et d’en finir une fois pour toute avec leur dossier, alors qu’une autre (parait-il) s’y oppose avec la dernière des énergies.
De ce fait, les consentants a l’implantation définitive des Palestiniens au Liban bénéficieront toujours de l’appui actif et inconditionnel de la majorité des forces Régionales et Internationales favorables a ce projet qui arrange tout le monde sauf les Libanais (mais ceci est une autre histoire)…, alors que les opposants se retrouveront constamment avec les trois quarts des forces planétaires sur le dos.
Parmi les principaux opposants farouches, il est le Hizballah, dont les causes ‘’idéologiques’’ discutables ne me persuadent guère, et le Tayyar du General Aoun dont le Nationalisme utopique n’est pas sans chatouiller les ultimes fibres idéalistes qui me demeurent ; reliquat probable d’une lointaine adolescence chimérique.
* * * *
Lorsque Jésus de Nazareth mit l’homme devant la décision de choisir entre Dieu et l’argent, certains trouvèrent ce rapport exagéré voire outrageux.
Or il se trouve que l’idée de Dieu n’est jamais plus précaire que dans la conscience d’un dévot ; voila pourquoi les Libanais (qui sont des dévots par nature), se laissèrent acheter (une fois de plus), avec la ‘’candeur’’ et ‘’l’ingénuité’’ de ‘’l’innocence’’.
Ainsi donc, l’argent Wahhabite s’acquit allégrement (et a prix finalement dérisoire) une nette majorité parlementaire Libanaise pour le compte de l’oncle Sam et de Rabbi Jacob, ainsi pour leur petit compte Sunnite personnel ; une faveur qu’ils ont amplement méritée.
Ce que les GBU-28 ‘’Bunker Buster’’ de Hel HaAvir et les Merkava de Tsahal n’ont pu accomplir, le petro dollar et le sectarisme aveugle sont en passe de le réaliser (mieux, de le légaliser) en douce et dans un climat quasi idyllique de réconciliation et de ‘’détente’’.
Ainsi donc, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ; pas vrai Jeannot ?
_ M’ouais (grincheux) ; mais gare a la mi-temps…
Paix a ta mémoire tourmentée ô Ray Charles, toi a qui je dois cette petite perle récoltée parmi les gemmes de ton luxuriant répertoire qui suinte la misère de l’âme dans un écrin clinquant de negro spirituals et de rythm & blues :
Whenever you in town and looking for a thrill if Lincoln can't get it, Jackson sure will*
Ibrahim Tyan.
*l’effigie d’Abraham LINCOLN est représentée sur le billet de $: 10 alors que celle d’Andrew JACKSON se trouve sur celui de $: 20.