Saturday, January 26, 2013
Sunday, December 23, 2012
AVANT QUE JE N'OUBLIE.
Une petite contrariété technique promptement résolue, et ce clip est maintenant accessible à tout le monde.
La bonne année à tous et à toutes.
Cordialement,
Ibrahim Tyan.
Cordialement,
Ibrahim Tyan.
Wednesday, November 7, 2012
PAPA VENIT PAPA RELIQUIT
Mais en substance, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ; et les Ecritures ne se trompent jamais quand il s’agit de prédéfinir un mauvais augure.
Ceci dit, c’est dans la magnitude de l’accueil triomphal que les Libanais (Chrétiens en premier lieu) ont toujours réservé aux épigones de Simon Pierre, que réside l’aporie.
Toujours est-il que les Chrétiens du Liban vécurent sur un nuage d’extase thébaïque tant que durèrent les 72 heures de la visite Pontificale. Ils se voyaient déjà redevenus maîtres incontestés de ce Liban qu’ils édifièrent au prix de mille sacrifices pour leur servir de fief et de havre, et les bannières de la sainte croix flottaient de nouveau sur les cimes enneigées du pays du cèdre. Dieu les avait enfin exaucés et le monde leur souriait.
Mais le soleil du quatrième jour vint dissiper sans ménagement les veloutes illusoires des paradis artificiels.
C’est sur la foi d’un témoignage de Winston Churchill que cette boutade célèbre fut exprimée en 1935 par Staline, en réponse au Premier ministre Français Pierre Laval alors en visite à Moscou, et qui aurait demandé au dirigeant Soviétique d’avoir un geste de bonne volonté envers le Vatican.
Assis sur mon banc de pierre face à la sérénité infinie du bleu Méditerranéen, je m’évertuais à repousser les pensées futiles qui venaient troubler ma quiétude telles des mouches importunes.
Depuis longtemps, j’ai renoncé à définir l’esprit de ce peuple qui ne peut rien produire qui ne soit fraude et supercherie. Ces minables bovins pour qui, l’ignorance, la férocité, le passe-droit, l’autolâtrie, l’agression, la ségrégation et le fanatisme, constituent un code de vie transmis de père en fils.
Mais n’est-ce point ainsi que les Ecritures ont défini l’essence même de l’Homme depuis les premiers temps de la Genèse ?
Alors pourquoi tant d’hypocrisie ?
Après que la démocratie en ce monde s’est avérée être une mystification et le capitalisme un gouffre sans fond, le communisme une utopie et la justice une parodie, la charte des droits de l’homme un leurre et la religion un stupéfiant, une seule et unique idéologie souvent camouflée par une ou plusieurs des doctrines déjà citées semble passer l’épreuve du temps avec une remarquable aisance.
Et pourquoi ne le ferait-elle pas puisqu’elle est née avec l’homme et ne cessera qu’avec lui.
Le petit montage audiovisuel qui suit et que j’ai pris grand plaisir à réaliser, concerne une de ses manifestations les plus ostensibles dans l’histoire ; le tout est scandé par la vigoureuse ritournelle Wenn Die Soldaten entamée par la sulfureuse Marlène et reprise par le chœur des Schutzstaffel.
Avis aux (nombreux) sympathisants.
Ibrahim Tyan.
Friday, September 7, 2012
The Unremembered Symphony.
En remettant un peu d’ordre dans les
archives de mon PC, je suis tombé sur un dossier contenant des photos du ciel
que j’avais prises à une époque où je disposais d’un peu plus de temps libre,
et que j’avais depuis quelque peu négligé.
J’en
ai choisi au hasard quelques prises effectuées au cours des années précédentes du
haut de ma vaine tour de verre et d’acier, et les ais rassemblés en un petit
slide-show avec pour titre : ‘’The Unremembered Symphony’’.
Parallèlement
à son progrès technologique vertigineux, le monde d’aujourd’hui éprouve une déperdition
accrue des valeurs humaines fondamentales ; tellement, que les gens trop
absorbés par ce qui se passe ici-bas, ont presque tous oublié de lever le
regard vers le haut…
Le
choix de la ballade Western ‘’Ride Away’’ pour accompagner les images du clip,
est purement instinctuel.
Ibrahim
Tyan.
Friday, August 31, 2012
LE SANG DES BÊTES
(Georges Franju, 1949.)
A-t-il
jamais été question dans les annales de la mythologie populaire, d’un vampire
qui aurait consenti à lâcher sa proie à l’amiable ?
Partant
de là, l’obstination aveugle du régime Syrien à ne s’en aller que par lambeaux
sanglants, relève autant de l’obtuse barbarie inhérente à sa nature, que de
l’implacable inhumanité de ses maîtres protecteurs.
Lovée
dans le giron de l’ours Sibérien, la chauve-souris Baasiste n’en reste pas
moins vulnérable au pointage systématique de l’oncle Sam qui a rarement été à
pareille fête.
Sans
précipitation inutile, le Yankee mène son affaire avec une économie de moyens
exemplaire, jaugeant l’usure progressive des antagonistes impliqués de près ou
de loin dans le bourbier Syrien, avec la calme assurance de celui qui se sait gagnant
à tous les coups.
Derrière
lui, toute une pléiade de ténors du monde civilisé (ou pas), allant de Saoud El
Faysal jusqu’à James Cameron, d’Ehud Barak à Hamad bin Jassem, et d’Ahmet
Davutoğlu à Ayman El Zawahiri, lui font écho, condamnant les atrocités du régime
Syrien avec la dernière des énergies.
Qu’Allah
bénisse l’entente mondiale !
Et
combien malchanceux fut le peuple Libanais qui ne bénéficia guère de cette généreuse attention au cours du siècle dernier, lorsque l’ancien reptile Baasiste écrasa en
toute impunité les zones chrétiennes rebelles de Beyrouth sous un déluge de fer
et de feu.
Mais
il faut dire qu’à cette époque-là, l’existence du monstre faisait les affaires d’un
Occident cynique et pragmatiste dont l’unique réaction aux appels de détresse
des Libanais, fut de leur proposer le transfert immédiat vers la quiétude
des steppes Canadiennes où, parait-il, un territoire spécial leur avait été déjà assigné.
Longtemps
je me suis imaginé, le cul fouetté par la cruelle bise du nord Canadien, debout
au milieu d’une longue file de réfugiés, tenant d’une main un baquet et de
l’autre une gamelle.
Mais
laissons les morts enterrer leurs morts, et retournons au présent.
Son
numéro cousu fil blanc accompli, Kaffir Annan de la ligue des
baratineurs unis, pas mécontent de de retrouver la quiétude de ses pantoufles
Ghanéennes après les empoisonnements de l’imbroglio Syrien, passe le relais à Sid Lakhdar Brahimi, charognard Onusien de son état, et fossoyeur
patenté des causes les plus diverses.
Quelles nouvelles misères tramées par tes Sid Otaniens,
nous rapportes-tu encore dans ton bec, ô vieux corbeau issu de la terre du
Yasmine, du Tajine, et des beurettes coquines ?
Selon toi, combien de manières existe-t-il, pour
expliquer le cas de tout un peuple, dressé comme un seul homme contre une
dictature usurpatrice et criminelle qui n’a plus pour elle que le noyau dur
d’une armée sectaire et fanatisée qui massacre ses concitoyens avec la
sauvagerie aveugle de ceux qui se savent perdus quoique il advienne !
La réponse se trouve peut-être dans les nouveaux
cafés toc de Beyrouth où les spéculations toc-toc vont bon train et où l’on y
discute ferme de l’axe Tartous-Vladivostok, d’Alep nouveau Stalingrad, et de la
Syrie-Corée dont la partition inaugurerait une nouvelle ère de guerre froide
universelle…
Mais il me semble que l’on néglige quelque peu de rappeler
que les porte-flambeaux du communisme d’antan ont déjà basculé depuis belle
lurette dans la forme la plus odieuse du capitalisme, et que de tout temps, les
guerres entre capitalistes n’ont jamais étés froides !
Quand et comment finira le conflit Syrien ?
C’est là une question qui hante l’existence des
Libanais de tout bord ; de l’infime limaçon plébéien jusqu’au gros cafard
à merde politique, ils sont tous dans l’attente de l’issue finale de la
bataille pour la Syrie, afin de s’entresauter illico à la jugulaire.
Le plus drôle dans l’affaire c’est que personne
ne peut savoir au juste si cette issue est une question de Temps ou de Timing ;
d’où la perspective de voir le brasier Syrien durer des décennies, ou cesser
demain.
Idem pour le Liban qui aurait bien pu s'éviter cette
duplication funeste, avec un brin de mémoire, un bout de jugeote, et un minimum de patriotisme.
Sacrés Libanais ! Je les imaginais quand même,
un peu plus futés que ça !
J’ai eu tort.
Ibrahim Tyan.
Dans
une petite ruelle adjacente à Aïn-el-Mraisseh, j’ai pris avec mon portable la
photo d’un faire-part accroché à une vieille porte fermée depuis si longtemps
que les méchantes herbes y ont envahi l’entrée.
Tuesday, June 12, 2012
TOPOL.
Expérience réussie, essai raté, ou intimidation délibérée ?
Là-dessus, nul ne peut vraiment se prononcer, les trois hypothèses ci-haut mentionnées étant toutes plausibles, concevables et raisonnablement soutenables.
Il demeure que le passage de l’oiseau de mort au-dessus de ma tête me rappela brutalement que je vis dans une des régions les plus incertaines de la planète, et que dans le cas d’un conflit généralisé, la seule alternative qui me resterait serait celle de suivre l’exemple du Roi Etéocle qui choisit d’aller au-devant de sa mort plutôt que d’attendre à ce qu’elle ne vienne le cueillir de chez lui.
Mais il est aussi une conviction idiote de laquelle je ne peux m’en débarrasser ; celle qui m'assure qu’avant que l’heure de la fin des temps n’ait sonné, tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au malheur du Liban, auraient déjà payé de leur chair et de leur âme, en expiation de ce que leurs mains ont commis.
Mais de cela je m’en fous comme de ma première culotte puisque de toute façon, MON Liban à moi, est à jamais perdu.
Alors je m’efforce (autant que possible) de passer le peu de temps qui me reste sur terre dans tout ce qui m’est utile ou agréable ; tel le petit clip qui clôt ce papier et que j’ai monté (toujours avec les modestes moyens de bord) sur un sujet qui m’est particulièrement cher.
Arrivé à ce point, une petite explication s’impose.
Etant généralement peu féru de civilisation Yankee, il m’est cependant impossible de passer outre certaines contributions majeures apportées par l’Amérique à la culture universelle, dont notamment : le Jazz, le Western et le Classique Film Noir dont j’ai essayé tant bien que mal d’en reproduire l’esprit avec ce petit clip, dans l’espoir de piquer la curiosité de certains de mes lecteurs, soit trop jeunes, soit non-avertis sur le chapitre.
Quant aux cinéphiles véritables, je sais d’ores et déjà qu’ils s’en régaleront.
PS. La présence presque constante dans ce clip de la légendaire Marilyn en compagnie de certains des machos les plus notoires d’Hollywood, pourrait porter a penser qu’ils y ont tous passé.
Nuance ! C’est ELLE qui les as tous eus.
Ibrahim Tyan.
Friday, May 25, 2012
L'ÉTERNEL RETOUR.
Ce
texte fut publié pour la première fois vers la fin de 2006 sur mon ancien blog
chez Wordpress avant d’être repris en 2007 sur Lettres du Liban
puis en 2008 sur Les Carnets du Beyrouthin.
Les
raisons de sa remise en évidence aujourd’hui sont aussi transparentes que le
texte lui-même.
I.T.
A REGARDER LA MER
Je m’empresse de vous expliquer que je suis un adepte impénitent de la marche et que chaque fois ma séance de deux heures, invariablement achevée avec l’atteinte de la mer, il m’est devenu rituel de m’arrêter devant le modeste kiosque de Hajj Abou Ragheb avec lequel on est devenus les meilleurs amis du monde, pour m’acheter moyennant la somme modique de LL. 1500, un gobelet d’Espresso et un litre d’eau minérale glacée ; chose qui me fait toujours ricaner quand je pense qu’il m’arrive de payer jusqu’à vingt fois cette somme, (pourboire non compris), pour obtenir exactement la même chose dans certains établissements huppés de Beyrouth dont l’air climatisé charrie invariablement les mêmes relents de beurre rance, de cigare refroidi, et de pute de luxe.
Essayer d’empêcher le Beyrouthin invétéré de savourer à sa guise SA ville, SA mer, SON soleil SES rues et SES gens, et de L’obliger à se cantonner dans son enclave sectaire comme un cancrelat dans son trou, équivaut à essayer de capter à main nue une poignée de vent.
Il
demeure que les Libanais sont des ânes !
Je ne sais plus à qui est due la parabole qui raconte qu’après avoir créé le Liban, le bon Dieu trouva qu’il avait si bien fignolé la chose que le petit patelin terrestre finit par ressembler point par point à son Paradis ; ce qui n’était point admissible vu que l’existence d’une réplique exacte ici-bas ôterait toute son unicité à l’original.
Je ne sais plus à qui est due la parabole qui raconte qu’après avoir créé le Liban, le bon Dieu trouva qu’il avait si bien fignolé la chose que le petit patelin terrestre finit par ressembler point par point à son Paradis ; ce qui n’était point admissible vu que l’existence d’une réplique exacte ici-bas ôterait toute son unicité à l’original.
Le
détruire serait tout aussi impensable puisque ce serait admettre sa bévue de la
part du Créateur.
Alors Dieu créa les Libanais !
Bien le pardon Messire l’âne pour avoir injustement comparé votre aimable Seigneurie aux Libanais ; vous dont l’instinct sûr et la mémoire infaillible vous évitent de tomber à deux reprises dans la même fosse.
Mais pas les Libanais !
Avec eux, ça marche à tous les coups.
Alors Dieu créa les Libanais !
Bien le pardon Messire l’âne pour avoir injustement comparé votre aimable Seigneurie aux Libanais ; vous dont l’instinct sûr et la mémoire infaillible vous évitent de tomber à deux reprises dans la même fosse.
Mais pas les Libanais !
Avec eux, ça marche à tous les coups.
Ibrahim
Tyan.
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