Saturday, May 19, 2012

La Mère Éternelle.


Deux cents ans d’histoire, d’architecture et de civilisation étaient résumés à travers les immeubles, les édifices et même les pavés de cette place où chaque recoin recelait ses propres contes et souvenirs. Mais c’était surtout la Méditerranée, invisible mais omniprésente qui conférait à cet endroit un aura imperceptible, telle une vibration subtile et indétectable dont la magie intoxicante se reflétait sur les êtres et les choses.

Les carnets du Beyrouthin – Paradise Café

L’essentiel de ce billet est encore un clip maison, dont le thème est la mer de Beyrouth, avec pour fond musical, le lyrisme passionné d’Edvard Grieg.

BONUS SPECIAL
D’autre part, le dernier fruit de l’imagination inculte des pasticheurs de Solidere fut de doter le littoral de ce qui était jadis le quartier historique de Zeitouneh, d’un boardwalk à l’Américaine qui serpente jusqu’aux confins de la magnifique baie de Saint Georges, rebaptisée pour l’occasion du nom de Zaitunay bay comme pour ménager la pieuse susceptibilité de certains visiteurs.
Ibrahim Tyan.

Thursday, May 10, 2012

A SKETCH IN BLACK.


A la mémoire de Fritz LANG, Friedrich Wilhelm MURNAU, ainsi que tous les autres grands-prêtres de l’Expressionisme Allemand.

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Après avoir récemment entendu les ténors du 14 Mars (y compris l’éternel yo-yo migrateur), nous menacer ouvertement du retour de la guerre civile en cas de l’apport du moindre changement à l’archaïque et inéquitable loi électorale qui leurs a permis de séquestrer jusqu’à ce jour, la volonté de l’électeur Libanais, j’ai imaginé ce petit clip en souvenir d’un des épisodes les plus effroyables du long calvaire Libanais, celui de la ‘’Guerre de la Montagne 1982-1984’’ dont nous garderons à jamais les stigmates indélébiles.

Ibrahim Tyan.

Saturday, May 5, 2012

خَرطوشْ فَردَكْ





L’inénarrable photo publiée récemment à la une du journal As-Safir  (le seul quotidien Libanais que je consulte encore plus ou moins régulièrement), m’a irrésistiblement incité à la reproduire sur ce blog, avec le concours musical de feu Abdel-Halim, le ténèbreux rossignol des belles années.

Y’a pas à dire ; rien ne vaut une bonne marrade. 

Ibrahim Tyan. 

Monday, April 30, 2012

Autant en emporte le vent.



Avec les moyens de bord, Lettres du Liban a monté une petite vidéo dédiée à tous les amis de ce modeste blog.

Mais le volume du dossier s’étant avéré supérieur à la capacité de téléchargement direct disponible sur Blogger, ce clip fut d’abord publié sur You tube afin de rendre possible son incorporation sur ce blog.

Pour en profiter pleinement, il serait préférable de visionner cette vidéo en mode ‘’Full Screen’’ ; pour cela, il suffit de cliquer sur le petit carré situé à l’extrémité droite de la barre de son en bas de l’image.

Have fun.

Ibrahim Tyan.     

Monday, March 26, 2012



LE DERNIER DES HOMMES.








Charbel NAHAS.

EDUCATION:

1974-1976
Ecole Polytechnique, Paris - Option Economie
1976 - 1978
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Paris - Option Transport et Infrastructures
1977 - 1979
Université de Paris -1, Diplôme d’Etudes Approfondies d’Economie du Développement.
1978 - 1980
Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris - Doctorat de 3ème cycle en Anthropologie Sociale.

_Auteur de nombreux livres, études et articles, Charbel NAHAS est actuellement consultant auprès d’organisations internationales, dans les domaines de l’économie, de la finance, de l’urbanisme et de la sociologie. Il intervient également dans des débats sur les relations régionales, les fonctions socioéconomiques de l’État, le fonctionnement institutionnel de l'État, la symbolique et légitimité des pouvoirs, ainsi que sur l’histoire sociale.
Source : Wikipédia Français.

Ce n’est là qu’un bref aperçu de l’homme dont le statut de ministre n’en modifia guère l’esprit plébéien, ni l’habitude de conduire lui-même sa modeste voiture usagée, dédaignant les nombreux privilèges conférés par sa position, notamment la sacro-sainte escorte de grosses cylindrées aux vitres fumées sans laquelle tout  ouistiti public Libanais se sentirait outragé dans son orgueil national.   

Qu’est-ce finalement Charbel Nahas sinon une valeur technocratique pareille à toutes celles qui constituent habituellement l’échine dorsale de l’administration dans n’importe quelle nation développée.

Mais de là à se figurer qu’une individuelle potentialité isolée puisse à elle seule apporter le moindre changement dans un système aussi constitutionnellement vermoulu qu’organiquement corrompu que le nôtre, équivaut à la sainte espérance en la reconversion de Sodome et Gomorrhe par la vertu d’un homme solitaire face à toute une nation pétrie d’iniquité et de perversité.

C’est les Ecritures et rien de moins, qui rapportent que Yahvé l’infaillible, désespéré de la vermine incorrigible qu’il a créé, décida d’en faire table rase pour tout reprendre à zéro. En d’autres termes : he nuked the hell of the goddamn motherfucking bastards, ceci dit selon le jargon des nouveaux maîtres de la planète, sans le consentement desquels rien ne va plus sur le tapis de la scène mondiale  ; chose qui vous sera confirmée quand vous le voudrez, tant par François (Hollande) of France, que par notre Tovarich national Charbel Nahas alors ministre des télécommunications, qui découvrit à ses dépens qu’oser toucher à un seul cheveu d’un fonctionnaire saboteur et véreux qui mérite au bas mot le Goulag à perpétuité, risque de provoquer un séisme généralisé dont les remous se répercuteront  de Washington jusqu’à la Mecque.  

…Il demeure qu’il existe de par le monde, avec des fluctuations variant d’un régime à l’autre, une force omnipotente et omniprésente contre laquelle la toute-puissance même de Dieu, s'avère inopérante.

Beaucoup plus formidable que la grossière parodie de Sparte qu’est le parti khomeyniste d’Allah, plus hermétique que la Franc-maçonnerie Ecossaise et plus soudée que la Cosa Nostra Sicilienne, elle se présente au Liban sous l’aspect d’une ligue de gros Banquiers, Importateurs et Entrepreneurs, autour desquels gravitent traditionnellement une pléiade de politiciens courtisans et de véreux dignitaires religieux.

Une oligarchie absolue qui garantit impunité et sanctuaire à tout KALB soumis à son autorité et prêt à exécuter ses desseins.

Dans le vent de l’histoire.
Lettres du Liban, le 12 Novembre 2009.

Et c’est justement à cette formidable nébuleuse que Charbel Nahas, promu ministre du travail, se trouva directement confronté.

Pour l’histoire, on retiendra pour notre plus grande honte (et la risée du reste du Monde), l’infamie des syndicats ouvriers subornés qui se rangèrent du côté des patrons et chefs d’entreprises contre l’intérêt de leurs propres syndiqués, allant même jusqu’à menacer de porter plainte auprès de l’OIT (Organisation Internationale de Travail), contre ce ministre du travail qui ne revendiquait pour les travailleurs que leurs droits légitimes les plus élémentaires ; lesdits droits étant demeurés ignorés durant des décennies par les négriers du système exploiteur (et comme pour confirmer le prophète du matérialisme à la barbe fleurie), qui n’ont jamais accordé à l’ouvrier que le strict minimum pour le maintenir en état de trimer, mais point de vivre.  

Sur qui ou quoi comptait donc le ministre militant pour partir ainsi en guerre contre les moulins à vent ?

Serait-ce sur un peuple Zombi qui ne réagit qu’au tam-tam du Vaudou de l’électoralisme sectaire ?

Ou sur les promesses d’appui inconditionnel de celui dont le trajet est pavé d’engagements non tenus, et de braves soldats, hauts officiers et fidèles partisans, abandonnés à leur sort dès 1990, jusqu’au vieux compagnon de lutte et d’exil, le vénérable général Issam Abou-Jamra qui sacrifia pour la cause famille et carrière, avant de se retrouver aujourd’hui mis gentiment à la porte, tel un petit chat qui dérange !

General Aoun,

Insensé est celui qui prétends connaitre le fond de la pensée des autres.

Mais être motivé ou non par les meilleures intentions est une chose, et Laisser en pâture aux chiens, celui qui a cru en votre parole, en est une autre.

Tout en ne vous rapportant strictement RIEN, le sacrifice de Charbel Nahas ne vous portera pas bonheur.

En espérant que la lecture du passage qui suit vous aidera à recouvrer quelque peu de raison.

Beaucoup plus qu’un Hassan Nasrallah ou un Michel Aoun qui ne seront jamais que des importuns sur la scène politique Libanaise, c’est les Istiz Nabih, les Walid Bey, les Cheikh Boutros, le Baron Abou-Elias de Bteghrine, l’Ingegneri Nassib, et leurs semblables qui constituent le prolongement naturel de la lignée accaparatrice et opportuniste qui a composé depuis toujours la flore quintessentielle du régime Libanais.

Un accord tacite sur le partage de la tunique du crucifié (le citoyen), semble unir cette Cosa Nostra du défaitisme et de la corruption en une puissante Franc-maçonnerie datant d’avant la première république…

Position intenable et dilemme Cornélien.
Lettres du Liban, le 22 Avril 2009.

Las de servir des perles aux pourceaux, le ministre du travail balança donc sa démission à la hure de qui de droit, et s’en retourna vers d’autres lieux où il est apprécié à sa juste valeur.

Outre la satisfaction quotidiennement renouvelée tant que dura sa présence au sein du gouvernement, je dois au ministre sortant, au moins deux délicieux moments que je ne suis pas prêt à oublier de sitôt.

1_ Au beau milieu d’une des dernières sessions du cabinet défunt de Saad el Hariri, lorsque ce dernier, excédé de ne pouvoir mettre le grappin sur les quelque US$ : 1 Milliard stockés dans la trésorerie du ministère des télécommunications, (montant qui correspondait comme par hasard au chiffre du déficit dans les finances personnelles du dyslexique), ce dernier perdit complètement les pédales pour cracher sa rancœur impuissante au visage d’un Charbel Nahas imperturbable : الله لا يخلّيني أذا بخلّيك يا شربل نحّاس  
Traduction approximative : (Qu’Allah me confonde si je ne te brise, ô Charbel Nahas.)

2_ Récemment, lorsque dans la conférence de presse télévisée qui suivit sa démission, Charbel Nahas qualifia le pouvoir au Liban de Régime Fasciste.

En entendant cette rhétorique quelque peu oubliée, un léger sourire me vint aux lèvres et ma mémoire vagabonda loin, très loin, jusqu’aux confins d’une époque à jamais révolue.

Celle du temps perdu de l’innocence.



Ibrahim Tyan,

Wednesday, February 1, 2012





ممرّ وليس مقرّ*
*Traduction approximative : Un lieu de passage sans plus…

C’est en ces termes exquisément rimés que notre ministre de l’intérieur s’adressa à ses concitoyens  à la veille du nouvel an, pour les rassurer avec une candeur touchante sur le statut actuel de leur pays, tel qu’envisagé  par les stratèges d’Al Qaeda.

Tout le monde ne pouvant être Ionesco, Camus, ou Schopenhauer, il est des absurdités qui ne valent même pas la peine de s’y arrêter ; et pourtant…

Le doute est semé ; et la seule pensée des assassins d’Allah zigzaguant  librement parmi nous, n’est pas une perspective des plus réconfortantes ; d’autant plus que notre valeureux ministre a négligé dans sa déclaration de nous éclairer sur les mobiles véritables de ces gens-là, et par où, et avec l’aide de qui, rentrent-ils et sortent de chez nous comme dans un moulin ; également si leur couloir Libanais fonctionnerait à sens unique ou dans les deux sens…

Mais trêve de batifolages!

Comment expliquer à l’Occidental moyen abruti par un bourrage médiatique indiscontinu, la réalité sur l’énigme d’Al Qaeda qui n’a guère importuné d’ institutions Juives ou de ressortissants Israéliens à travers le monde, mais qui  s’acharne impitoyablement, tant sur les Musulmans Chiites que sur les restants des Chrétiens de l’Irak, du Pakistan, de l’Egypte ou d’ailleurs ; mais jamais en Terre Promise où le peuple élu s’est personnellement chargé de purifier le berceau de la Chrétienté de toute présence Chrétienne.
    
Comment faire comprendre au hooligan Européen ou au redneck Yankee, tous deux imbus de bière et de préjugés, qu’Al Qaeda d’aujourd’hui dont le haut clergé constitue paradoxalement un des alliés les plus efficients de l’Occident, a cessé depuis longtemps d’être une organisation, un parti, ou un groupe bien défini, pour muer en une sorte de croyance, d’un état, et d’un destin auquel  il suffit d’y croire pour y adhérer par action, par parole, voire par pensée ; d’où les innombrables factions, ramifications et transmutations qui s'y apparentent, ainsi que ses millions d’adeptes silencieux dans un monde Islamique Sunnite à la recherche d’un portemanteau pour y accrocher sa misère ou ses désillusions.    

Mais faut-il être né et avoir grandi en cette partie du globe et d’avoir le cerveau relativement épuré des préconceptions restrictives, pour être en mesure de saisir les raisons qui poussent  le Musulman Sunnite à se tourner vers  Al Qaeda, tout comme son coreligionnaire Chiite à se confier aveuglement à la volonté suprême du Faquih.

Un sujet bien triste, je ne vous le fais pas dire.    

Mais le pire reste encore à venir, et le ‘’Printemps Arabe’’ démystifié dès ses premiers temps sur les pages de ce blog, continue  son sinistre développement avec ces jours-ci en premier plan, le bain de sang Syrien.
  
Comment finira la guerre civile en Syrie ? Qui le sait ! Mais déjà une petite constatation (marginale) s’impose.

L’échec lamentable des services de sécurité Syriens et leur incapacité flagrante ‏à prévoir l’ampleur de l’éruption qui couvait pourtant sous leurs pieds, est un démenti formel à la réputation d’efficacité que ces organismes acquirent naguère, lors de la période d’occupation Syrienne du Liban.  

Leur présente déconfiture sur leur propre terrain, démontre une fois de plus que leurs prouesses ‘’libanaises’’ passées, devaient  presque tout à la coopération zélée de leurs collaborateurs Libanais.

A la lumière ces entrefaites, lequel des deux partis aurait-il été selon vous, le plus criminel envers le Pays du Cèdre ?

Le monde Islamique traverse aujourd’hui une crise d’identité qui n’est pas sans rappeler celle du Christianisme Moyenâgeux de l'inquisition ; et l’intégrisme Islamiste ascendant,  ravit systématiquement aux jeunes générations Musulmanes assoiffées de liberté et de progrès, tous les fruits de leur lutte et de leurs sacrifices. Tellement, qu’une citation populaire qui circule actuellement en Egypte relate que le peuple est désormais scindé en deux factions distinctes :

 جماعة ألتكفير وألهجرة    

وجماعة ألتفكير في ألهجرة   

En Français : « Ceux qui espèrent en une Egypte Islamiste, et ceux qui aspirent à foutre le camp ». Malheureusement la verve savoureuse du jeu de mots en Arabe me demeure quasi intraduisible.

Finalement, gare au jour où l’autorité de l’admirable Shenoda III ne sera plus suffisante  pour contenir la rage des  millions de Coptes Egyptiens, las de tendre indéfiniment  l’autre joue.

Ce jour-là, le glas de l’Egypte aura vraiment sonné.

Et si le chaos ‘’révolutionnaire’’ apparait de manière plus discrète au sein du peuple Tunisien, c’est uniquement  grâce aux vestiges de l’héritage Bourguibien que les Islamistes n’ont pu encore altérer ; mais déjà, ce précaire rempart moral s’effrite sous les coups de boutoir des hordes qui considèrent que les règles et les préceptes de l’Islam sont les seuls acceptables pour gérer un Etat et établir une constitution.    
       





Mais encore une fois, trêve de verbiage inutile!

Autrefois, l’immense Charles De Gaulle n’hésitait pas à afficher son mépris pour l’ONU en l’appelant dédaigneusement : « ce machin… ». A présent, rares sont ceux qui ignorent encore que  l’ONU, autant que la Cour Pénale Internationale, ne sont point des organismes au service de la paix comme on veut nous le faire croire, mais de véritables instruments de guerre au service de l’impérialisme Occidental qui va jusqu’à sacrifier  EN TOUTE IMPUNITÉ, des nations entières, pour la sauvegarde de ses intérêts…

En dernier exemple, le difficilement  justifiable charnier Libyen qui laissa sur le sol plus de 100.000 victimes, dans un pays ravagé d’un bout à l’autre.

Mais qu’à cela ne tienne puisque les sites d'exploitation pétrolifère demeurées miraculeusement intactes, fonctionnent toujours à plein régime sous la jalouse égide de l’OTAN.            



D’où l’absurdité d’aspirer à un avenir meilleur dans un monde où les porte-flambeaux présumés de la civilisation se trouvent être de cyniques arnaqueurs sans foi ni loi ; et leurs supposées victimes, d’immondes scélérats indignes de toute compassion !!!

Un bien désolant tableau à la lugubre monotonie si elle n’était rompue de temps à autre par d’extraordinaires transmutations qui relevaient dans un passé encore proche, du domaine de l’impensable.

Tel le néo-communisme capitaliste au sanctum du Maoïsme.



Ou le Néo-Tsarisme à peine camouflé au berceau du Bolchevisme.       
  


En revanche, il est à craindre que la race des Charlots politiques absolus n’ait pris fin avec la disparition de la scène mondiale du regretté Mouammar Kadhafi. En tel cas, on ne peut que souhaiter longue vie au Maboul d’Istamboul, travaillé par un conflit intérieur aussi intense que complexe, partagé d’un côté par la mission qui lui a été assignée par ses maitres Occidentaux  et qui consiste à assumer pour leur compte le lourd turban du Sultan Selim I Calife de l’Orient et Emir des croyants (chose qui n’est pas pour déplaire à l’égocentrisme exacerbé de l’intégriste refoulé), et de l’autre, par sa pleine conscience de son statut réel qui n’excèdera jamais celui d’un Bachi-Bouzouk à la solde de l’OTAN.
Pour se défouler, l’ambitieux descendant  des Seldjoukides se rabat sur les restes de la Turquie Ataturkienne, déterminant ainsi sa fin de ses propres mains.    
             

















Hélas les autres personnages sur scène ne pouvant être aussi rigolos, les grosses pointures d’un Occident qui a troqué les lumières de l’humanisme contre une fuligineuse identité Judéo-Chrétienne, finissent tous par recourir à la prophylaxie de  l’inévitable coiffe protectrice des incalculables misères qui guettent tant le tracé public que privé, de tout politicailleur Occidental insoumis.    



Telles les épaisses nuées annonciatrices du Déluge, les présages d’un conflit armé généralisé s’amoncellent à l’horizon et ne se dissipent pas.

A quoi bon d’en énumérer une fois de plus les causes, puisque de toute façon, notre zone jusque-là épargnée des grandes boucheries de l’histoire, pourrait bien cette fois-ci, servir d’amorce pour la charge qui pourrait facilement emporter avec elle la majeure partie de la planète.  

Là-bas, au-dessus d’un petit détroit reliant le golfe Persique au golfe D’Oman et qui doit son nom à l’ile Iranienne d’Ormuz, Azraël aiguise posément sa faux, avec l’impassibilité de ceux qui ont toute l’éternité pour eux.     





















La video qui suit est tirée de l’excellent film de Tony Richardson; The loneliness of the long distance runner -1962.

Dans l’Angleterre des années 1960’, de jeunes délinquants dans une maison de correction, chantent en chœur le cantique de Jérusalem*, généralement considéré comme l’hymne national officieux de La Grande Bretagne et dont les paroles sont dues au poème à la fois mystique et avant-gardiste de William Blake.     

*Cet hymne fut dernièrement entonné par la chorale de Westminster Abbey lors de la célébration des noces des deux parasites sociaux, William et Catherine dite ‘’Kate’’.



…/…
Bring me my bow of burning gold;
Bring me my arrows of desire;
Bring me my spear, O clouds unfold,
Bring me my chariot of fire.

I will not cease from mental fight,
Nor shall my sword sleep in my hand;
Till we have built Jerusalem,
In England’s green and pleasant land.

Hahahahahahahahahahahahahaha!

AMEN, AMEN, AMEN et AMEN !

Ibrahim Tyan.

EPILOGUE.

Quel est donc  cet élément démoniaque enraciné dans l’esprit des hommes qui les pousse constamment à changer leur paradis en enfer ?



_ Soylent green . Richard Fleischer 1973.


Friday, August 26, 2011

Derrière la mer.

Derrière la mer, que de récits,  
captifs des palais oubliés.  
D’autres mers au-delà des mers, et des contes d’hiver ;
de marches verdoyantes et de lunes errantes,
et des sentiers qui courent après d’autres sentiers.  
Que de récits qui dorment, derrière la mer.

_Chou fi khalf el Bahr – (Salwa El Katrib, 1953-2009).

C’est en compagnie de ces notes nostalgiques que Lettres du Liban part en vacances cette année.

Qui se souvient encore de Salwa El Katrib dans cet infortuné pays en décomposition, au milieu d’une région oubliée des dieux ?
De la dernière diva d’un Liban oublié, qui déclina un jour, par pur attachement à sa terre natale, le pont d’or que lui tendait l’Occident.

Beaucoup plus qu’une beauté, tu possédais chère Salwa cet unique rayonnement fait d’un inné méritoire et d’un acquis obtenu à force d'application et de persévérance ; et si le grand public était familier avec ta presence éthérée et ton unique classe scénique, ceux qui t’avaient connu de près témoignent encore aujourd'ui de ton authentique modestie, de ta culture, de ta gentillesse, et de la décence irréprochable qui  régit toute ta vie.

Sans tapage ni scandales et barouf médiatique, tu as discrètement vécu pour ta petite famille et ton art.

Et comme si tout cela ne suffisait pas pour rendre ta mémoire insupportable aux gourgandines du lupanar ''artistique'' Libanais des derniers temps, tu avais poussé l’effronterie jusqu'à chanter juste !

Et ça, c’est impardonnable.

Dors en paix Salwa ; ici, tu vis.






















Ibrahim Tyan
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