ALLAH LE VEUT !
Tuesday, July 30, 2013
Saturday, July 13, 2013
WALLAH ZAMAN (suite et fin).
Sacrés Égyptiens!
Alors que je les voyais, définitivement
emmaillotés dans le sarcophage théocratique de la confrérie musulmane, leur
nouveau soulèvement aux allures de ''révolution culturelle'', vint me
prendre complètement au dépourvu, tant
par sa soudaineté que par son ampleur.
Serait-il possible que la fine fleur de la
jeunesse Égyptienne ait finalement réussi à rejeter loin d'elle le suaire de
l'abrutissement islamiste pour récupérer de plein droit son identité Arabe ?
Hélas, quelques lignes laconiques issues
hier par Washington et stipulant que dans le cadre de la coopération
militaire entre l'Égypte et les États-Unis, 4 appareils F-16 seront livrés à l'armée
de l'air Égyptienne au début du mois d'Aout, selon le calendrier prévu,
vinrent me ramener brutalement à la réalité.
Une fois de plus, la jeunesse Égyptienne
semble avoir été menée vers là où elle ne le voulait pas. Alors good bye Mursi,
welcome Sisi (joli nom!) et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Une révolution sans penseurs ni leader(s)
ni manifeste ni tracé, est tout juste une grande pagaille, dut-elle inclure des
millions.
Mais le petit grain est semé, et le peuple,
de plus en plus conscient de ses capacités le fera (peut-être) éclore un de ces
jours ...
En attendant, je me vois dans la triste
obligation de reproduire ci-dessous, un photomontage qui a déjà été publié sur
ce blog en février 2012, et qui demeure toujours d'actualité.
Pour nus changer les idées, admirons une fois de plus, la belle prestance du cher vieux facho, jetant sa poudre d'extremum populist concionibus, aux yeux d'un peuple réduit à l'état d'idolâtrie le plus profond; mais ces paroles vieilles d'un demi-siècle, n'évoquent-elles pas, en passant, une réalité Libanaise bien actuelle ?
Et laissons-nous emporter par le lyrisme éperdu
d'un état à jamais perdu.
Sacrés Egyptiens !
Wednesday, July 10, 2013
WALLAH ZAMAN !
Cliquez le petit bouton ci-dessous, pour compléter la bouffée de ce qui est devenu impensable aujourd'hui.
Sunday, June 30, 2013
Monday, May 6, 2013
PER UN PUGNO DI DOLLARI...
...ou, le vagabondage mental d'un citoyen candide et ingénu. Lorsqu'un billet évoquant la transformation inéluctable du Liban en un nouveau Medellin parut sur ce blog en 2009, certains parmi mes plus proches allèrent jusqu'à me taxer de défaitisme.
Mais si l'eau qui coule sous les ponts eut vite fait de dissiper nos futiles divergences, elle demeura sans effet devant la puanteur intraitable du cloaque Libanais.
Ainsi donc, et pas plus tard que le mois dernier, les forces de l'ordre (!!!) mirent le grappin sur la canaille qui expédia par une nuit sans lune, quatre projectiles explosifs à partir de la région Tripolitaine et Sunnite de Bab-el Tebbaneh, vers la zone Alaouite avoisinante de Djebel-Mouhsen, y causant sur le coup, deux morts et plusieurs blessés; chiffre qui alla en s'amplifiant avec la flambée de violence qui s'en suivit entre les deux camps traditionnellement antagonistes.
Mais l'essentiel de notre sujet n'est pas là.
Interrogé par les FSI, la petite frappe d'à peine seize ans, avoua avoir empoché la somme de 20.000 Livres Libanaises, (soit l'équivalent de treize US $ et des poussières), pour la perpétration de son acte !
Inutile d'essuyer vos besicles; 13 Dollars (ou quelque 10 Euros env. si vous le préférez), est bel et bien la valeur intrinsèque du sang humain à la bourse du crime de la Suisse de l'Orient...
Medellin, Medellin ! ...Et mes chimères les plus noires n'étaient que réalité...
Et même s'il est vrai que le crime politique, à proprement parler, a toujours existé au Liban, il demeure que l'on y assiste depuis peu, à la prolifération de nouvelles formes d'aliénation sociale jusque-là inédites; telles le racketeering organisé, le kidnapping moyennant rançon, le hold-up en plein jour, et une recrudescence effarante du crime individuel plus ou moins crapuleux.
Serait-ce l'effet du souffle délétère émanant du printemps Syrien avoisinant, ou plutôt une des conséquences escomptées de cette mondialisation si chère aux chevaliers de la révolution du Cèdre ?
Mais trêve de goguenardise !
Maudit soit le besoin; l'ignorance; et le fanatisme!
Et mille fois maudit soit-il, un régime mafieux, dont les sauriens d'un autre âge, n'ont de souci que celui de s'arracher à qui mieux mieux, une part plus importante du butin.
Mais trêve d'humanisme bon marché !
Voyez-vous; depuis la défaite de l'oncle Adolf, dont la gaffe monumentale fut d'avoir clamé tout haut ce que tous les autres admettaient tout bas, il est devenu impérieux de se déclarer affranchi de tout soupçon de racisme, de condamner énergiquement l'antisémitisme, et de soutenir l'idée de la liberté et de l'égalité entre toutes les ethnies; ceci, si l'on désire s'assurer un semblant de tranquillité au sein d'une communauté internationale régie par la mystification, l'hypocrisie et la raison du plus fort.
Mais trêve de vaines Lapalissades !
Qu'un peuple vénère la mémoire d'un Voltaire, ou trouve son idéal en les semblables d'un Pablo Escobar, relève en premier lieu de l'essence-même de ce peuple, et des caractéristiques irréfragables de sa congénitalité; après tout, n'était-ce point le Seigneur Jibril, Archange de son état et envoyé spécial du Très-Haut, qui dévoila le plan Divin au prophète illettré en ces termes : {...et vous auriez tous étés créés pareils, si tel avait été le dessein de votre Créateur...}.
Mais trêve d'absurdités iconoclastiques !
Et amusons-nous plutôt des obscènes tartufferies télévisées d'une valetaille à la solde de l'étranger, et de l'aliénation organique d'un peuple de broutards, tout juste bon pour servir de pâture aux vautours et aux chiens.
Assis sur mon banc de pierre face à la Méditerranée, je tirais religieusement sur mon Anglaise bourrée de bon tabac blond de Virginie, savourant intensément un éclair furtif de bonheur complet, sublimé par le plaisir coupable de transgresser délibérément le verboten formel de son dévoué toubib.
Et puisque chacun se divertit comme il le peut, c'est sur cet eternel banc que je me suis souvent amusé à faire défiler devant moi nos figures de proue nationales, affublés de sobriquets rigolos puisés dans l'histoire universelle, et dont je reproduis ici quelques exemples, histoire de se marrer un chouia:
Brezhnev
Boukharine
Il Duce
Evita
Goebbels
Giap
Notre Karma
JFK
Trotski
Sacco & Vanzetti
N0s SS
Nos Viêtcong
Et j'en oublie...
Tout cela, pour en arriver au dernier-né de la galerie; en l'occurrence. l'impétueux camarade, Hanna/Walesa, en pleine activité militantiste sur cette photo.
Étant un peuple particulièrement dévot, les Libanais ne sont pas peu fiers d'appartenir à cette partie du globe connue comme étant le berceau essentiel du monothéisme; ce qui ne les empêche pas de pratiquer tacitement une seconde religion commune qui reconnait un Dieu autre que celui des Écritures dont les innombrables aspects religieux et métaphysiques le rendent particulièrement difficile à définir.
Et bien qu'ils continuent à vénérer ostensiblement le Dieu ancien (...après tout; et s'il existerait ...!?!), leur foi, leur amour et leur loyauté vont tout droit vers son concurrent direct qui possède l'avantage d'être accessible, concret, négociable, et diablement agissant, et que je vous sers dans la photo qui suit, faisant la roue dans toute sa splendeur.

Ibrahim Tyan.
Monday, March 4, 2013
Un petit pan de mur...

Malgré le titre évocateur, le fameux ''petit pan de mur jaune'' de Proust n'a rien à voir avec le présent texte, pas plus que le prétendu mur des lamentations de Yerushalayim, ou l'allégorique muraille de Jéricho.
En fait, ce n'est même pas d'un pan de mur à proprement parler que de là il s'agit, mais tout bonnement d'une humble vieille pierre usée servant de base à l'encadrement d'un vieux portail dénué de tout intérêt sauf celui (tout à fait personnel) de ressembler comme deux gouttes d'eau à l'entrée de mon ancien gîte paternel, balayé depuis longtemps par une guerre dont les laves engloutirent tant de valeurs infiniment plus estimables.
Situé sur une artère principale de l'ancien Beyrouth, quelque part entre le Holiday Inn et la descente qui mène vers la mosquée d'Aïn-el-Mraysseh, j'ai croisé durant presque un demi-siècle ce portail singulièrement familier, et cette pierre de base jadis ocre et lisse comme un miroir, qui se dégradait progressivement sous les coups de boutoir du temps et de la négligence, jusqu'à ce qu'un imbécile n'en vienne à lui porter récemment la botte ultime en la badigeonnant grossièrement au plâtre et à la chaux, dans une absurde tentative de restauration.
Toutes les voies mènent à la mer, et le vieux pèlerin les as arpentées toutes. Mais à mesure que les années tombent, le trajet en devient plus long et le souffle plus court.
C'est la loi; et l'homme le sait et s'en balance.
Pour lui, l'important c'est de garder intact le filament invisible qui le relie aux vibrations toujours présentes d'un monde qui a définitivement basculé dans une autre dimension.
Son seul regret: L'absence dans la langoureuse brise nocturne de l''arôme capiteux des frangipaniers en fleur, désormais supplanté par les miasmes de kérosène et de dromadaire.
Sa grande jubilation: Rire à gorge déployée de la stupidité humaine; à commencer par la sienne.
Son activité occulte: Remonter inlassablement les bornes obscures d'une civilisation éteinte, tel un vieux lycanthrope sur la piste de sa meute depuis longtemps évanouie.

Dans une ancienne ruelle adjacente à la mer, j'ai eu le coup de foudre pour cette petite maisonnette réduite à l'état de taudis inhabité; tellement, que j'en pris sur-le-champ la décision de tout faire pour me l'acquérir, et de la retaper pour en faire un petit havre où je pourrais m'y réfugier quand bon me semble pour lire, noircir du papier, méditer ou tout simplement rêvasser.
Las! Ayant déjà été déporté à deux reprises dans mon propre pays, et m'étant souvenu que j'étais Chrétien (de naissance) alors que le quartier était exclusivement Musulman, j'ai renoncé, la mort dans l'âme, à mon cher projet.
La disparition d'une nation ne se fait pas du jour au lendemain; c'est là un processus qui peut s'étendre sur des siècles ; mais il est des signes précurseurs qui ne trompent jamais; comme par exemple lorsque le peuple cesse d'y croire.
Ibrahim Tyan.
Saturday, January 26, 2013
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