Cela fait plus de deux ans que la fanfare de la clique du 14 février soumet le Libanais à un énorme matraquage médiatique, perpétuel et incessant, sur la nécessité impérative du désarmement du Hizbollah et de la cessation définitive de son existence en tant ‘’qu’état dans l’état ‘’.
Aujourd’hui, la menace des nombreux îlots fondamentalistes Sunnites, armés jusqu’aux dents et parsemant le territoire national, ainsi que l’éclosion brutale de la violence dans le camp palestinien de Nahr-el-Bared dans le Nord Liban, assènent une gifle magistrale à cette autorité ploutocratique et sectaire qui, par une nuit sans lune et sans vigie, fit main-basse sur le pouvoir avec l’appui des forces du Tagoth International, qui ne prennent plus la peine de camoufler leur véritable substance prédatrice , dans un monde rendu désormais unipolaire et livré comme aux plus sombres périodes de son histoire, à la merci des serres implacables de l’abus et de l’intolérance la plus absolue.
La résolution 1559 du conseil de sécurité de l’ONU stipulant entre autre dans son deuxième volet : ‘’le désarmement et la dissolution de toutes les milices’’ sur le territoire Libanais, le bon sens le plus élémentaire aurait par cela entendu avant tout, le désarmement des milices, groupes, groupuscules, sociétés, clans, unités et autres groupements présents sur le sol national, dont l’armement intensif ne s’appuie sur aucune justification valable, et qui varient des diverses milices Palestiniennes jusqu’aux milices locales des FL et des PPS, en passant par les groupes Islamistes, Salafistes et fondamentalistes dont les ramifications se perdent dans le noir de la nébuleuse d’Al Qaeda, ou tout platement des bandes armées de ‘simples’ gangsters, tueurs à gages ou hors-la-loi qui ont toujours trouvé abri et sanctuaire, au sein du magma formé par les divers groupes déjà mentionnés.
Mais la clique au pouvoir choisit d’ignorer, voire de protéger et même de sponsoriser à maintes occasions cette olla-podrida sinistre et maléfique, pour centrer son agression sur l’armement du Hizbollah dans une intense campagne diffamatoire qui vise à Diaboliser ce Hizb, somme toute, tout aussi irritant pour eux, de par son palmarès national glorieux que de par sa discipline exemplaire et sa conduite civique sans reproche, et de le charger de l’entière responsabilité des malheurs qui ont accablé et accablent toujours la Nation.
Les raisons pour ce comportement absurde et offensant sont exposées d’une manière magistrale dans le très puissant, très lucide, et très complet article publié par mon vieil ami BeO sur son site « Heuristiques Libanaises » et intitulé : ‘’le parachèvement de la mue Sunnite’’.
Aujourd’hui, je crains fort qu’il ne soit trop tard pour faire ou dire quoique ce soit.
N’en déplaise à certaines âmes candides et petites natures, et les sanglots longs des violons de la clique des proxénètes pour bédouins, qui pleurnichent déjà sur la saison touristique (ou bordélique) encore ratée.
En vérité je vous le dis : Celui ou ceux d’entre les Libanais, qui ont magouillé, comploté, soutenu ou protégé Al Qaeda, croyant ainsi pouvoir l’utiliser à leurs fins, ont grand ouvert la porte à AZRAËL et sonné le glas du Liban.
A mes fils qui me demandaient mon estimation, lors du premier jour des accrochages entre l’armée Libanaise et les assassins de Fatah-el-Islam, sur la durée que pourraient prendre les combats avant que l’armée Libanaise ne puisse trancher l’affaire en sa faveur, je répondis : - Ce ne sera point l’affaire d’un jour, ni d’une semaine, ni d’un mois…-
Devant la mine déconfite de mes garçons, je ravalais jusqu’au fond de la gorge le reste de ma phrase : - Ni d’un an, ni de deux !
15.000 soldats Libanais d’élite, sont aujourd’hui bloqués au Sud pour empêcher le Hizbollah de ‘nuire’ à Israël, la chancelière ménopausée des Allemands, l’ayant déclaré sans détours.
10.000 autres sont déployés à Beyrouth et dans sa banlieue pour diverses inepties, tels la garde des ambassades et personnalités étrangères, ainsi que les domiciles et les personnes de nos ministres, députés, et autres nullités Nationales ainsi que les sièges des institutions officielles, tandis qu’une majeure partie est maintenue pour la protection et la défense du Grand Sérail contre le peuple Libanais.
En outre, et selon le correspondant de la BBC International, le nombre des troupes Libanaises mobilisées pour l’opération à Nahr-el-Bared équivaudrait à plus de 30% des effectifs globaux de l’armée.
Donc, le premier objectif est presque atteint et la courageuse mais modeste armée Libanaise est étirée au maximum. Au fait, elle est tellement étirée que le maintien de l’ordre dans le camp Palestinien de Ain-el-Heloueh au Sud Liban et la sécurité de la maigre garnison Libanaise s’y trouvant, sont désormais confiés officiellement aux combattants fondamentalistes de Ousbet-el-Ansar (Abou-Mehjen, ça vous dit quelque chose ?) dont le passé rengorge de crimes contre l’état, ne fut-ce que le meurtre infâme des quatre magistrats Libanais à Saida en pleine session du tribunal.
Mais n’allez surtout pas raconter cela à Sitt Bahia el Hariri qui chante leurs louanges à qui veut bien entendre, et les soutient et les protège avec la prunelle même de ses yeux.
Le bourbier du Nord est immense et l’armée Libanaise fait face actuellement à TOUTES les factions Palestiniennes et fondamentalistes réunies qui la combattent aujourd’hui sous l’écran de fumée de Fatah-el-Islam. Son dilemme est insoluble.
Reculer lui serait catastrophique.
Avancer est suicidaire.
Accepter la ‘solution diplomatique’ lui porterait le coup de grâce.
Enfin délivrée du joug pesant du grand vendu, la France propose d’accueillir chez elle une table ronde réunissant des représentants de toutes les factions Libanaises en dispute.
Thanks Frenchies but it’s too little, too late.
Le lait à déjà été répandu et Perrette n’y peut plus rien !
Comme au bon vieux temps, le temps des Abawats est revenu. Abou-ceci par ci, et Abou-cela par là, c’est à eux de décider maintenant.
Cette terre leur à été promise et ils sont prêts à mourir pour elle.
Eux au moins savent apprécier les choses à leur juste valeur.
Et nous fêterons désormais chaque année, au vingt sept Août, le martyre de Moustapha ZABRI, alias Abou-Ali.
( Ceux qui seraient tentés de croire que je me suis laissé aller ici à une obscénité gratuite n’ont qu’à consulter ce lien )
Ibrahim Tyan.


